Enhancer
Clip
Myspace
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C’est en 1997, à Cergy Pontoise, que Andresy, Sunny’s et Neurone décident de fusionner en un seul groupe, baptisé Enhencer. Composé de huit musiciens dont trois chanteurs, Enhancer fait partie du collectif "Nowhere", comme Pleymo et Aqme, et se plaît à mêler les musiques urbaines au rock dur, inspiré par les groupes issus de la scène nu-metal US type Korn ou Limp Bizkit, mais aussi par Rage Against The Machine, les géants de la fusion rock rap militante des 90’s ou encore par les Beastie Boys et Public Enemy. Après avoir publié deux maxis et participé à quelques compiles, Enhancer sort un premier album en 2001, intitulé Et le monde sera meilleur.
Deux ans plus tard, le groupe est de retour avec un deuxième opus, Street Trash, qui fait un carton et séduit un public de plus en plus vaste, notamment grâce à des prestations live totalement époustouflantes. En 2006, Enhancer est de retour avec une troisième galette, Electrochoc, produite par Tim Harkins (Rage, Korn…), auquel ont notamment collaboré le rappeur US David Banner (« Intro») ainsi que le grand Kool Shen (« Hot »). Sur ce percutant Electrochoc, rock et hip hop mènent la danse, mais le punk, la country comme le blues viennent aussi s’immiscer dans ces nouveaux titres à la fois bien ancré dans le metal, sans pour autant mettre la bonne humeur sur le banc de touche...
Le groupe revient en 2008 avec un nouvel album intitulé Désobéir. Le groupe sort en octobre le premier clip "Rock Game", à travers lequel il dénonce les "aberrations du rock", se moquant ouvertement de BB Brunes, Tokio Hotel ou encore Nicolas Sirkis d'Indochine. Le clip fait un gros buzz sur la toile avec plus de 100 000 visites en quelques semaines. A la fois témoins et acteurs, ces anti-héros se font aujourd’hui l’écho d’un monde qui s’abîme, qui a faim, qui va mal...
Et c’est de ce contexte atypique que se dégage toute l’énergie d’un album résolument générationnel, plus engagé, sans être partisan, ancré dans la « vraie vie des vrais gens ». Plus de proximité, plus d’authenticité donc et des prises de paroles qui explosent de justesse, qui donnent le frisson…Une belle expression du malaise ambiant mais avec la même touche, la même personnalité, le même verbe. Un habillage musical puissant en parfaite adéquation avec l’actualité des thèmes abordés. Finalement c’est l’apologie de la vie courante qui s’y dessine : doute, angoisse, futur, environnement, solidarité, injustices et inégalités sont autant de symboliques d’une époque quelque peu désenchantée…




